08/05/2026-MemberVoice (ii): Concours Général Agricole (CGA), Paris, l’excellence en matière d’IG françaises, par Bettina BALMER, Fondatrice d’AKA ZEBRA

S’il est LA vitrine de ce qui se fait de mieux en France en matière de produits sous signe de qualité, le Concours Général Agricole (CGA) permet aussi de se rendre compte du travail, de l’engagement et de la passion des agriculteurs et des transformateurs.

Ce concours se tient à Paris lors du Salon International de l’Agriculture en février/mars de chaque année. Et ce, depuis 155 ans. Ce n’est pas peu dire. Il présente le meilleurs dans chaque catégorie de produits issus d’une présélection dans les régions sous le contrôle des services de l’Etat, veillant à l’indépendance et à la transparence des différents processus de sélection.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 20 703 échantillons de plus de 8 000 producteurs ont été réceptionnés cette année dont 13 000 vins. Il est réservé aux produits dont l’ingrédient principal est issu de l’agriculture française ainsi qu’aux vins bénéficiant d’une AOP ou d’une IGP française.

7 743 jurés triés sur le volet ont sélectionné sur 4 demi-journées les meilleurs d’entre eux pour l’attribution de médailles. Il s’agit d’un moment festif réunissant professionnels des filières et amateurs (éclairés). Mais l’affaire reste néanmoins très sérieuse lorsqu’on sait qu’une médaille permet l’augmentation du chiffre d’affaires de 10.2% en moyenne. Il s’agit là, d‘une reconnaissance susceptible d’ouvrir des marchés.

Le CGA évolue avec son temps, en acceptant de nouvelles catégories : choucroute en 2024 (sous IGP depuis 2018), bière sans alcool en 2025 et pain de campagne en 2026. La brioche vendéenne (sous IGP depuis 2003) était en phase de test pour très certainement entrer au concours en 2027. D’autres produits sont à l’étude comme l’escargot, les pâtes, les moules.

Enfin, depuis 20 ans, le prix d’excellence consacre la maitrise exceptionnelle du savoir-faire pour les résultats obtenus durant les 3 dernières sessions du CGA. Au-delà de la qualité des produits qui doivent être primés 3 années consécutives, la régularité et la constance sont primordiales pour être récompensées.

Le CGA appartient et est contrôlé par le ministère de l’Agriculture français. Ce dernier exerce un contrôle sur les produits médaillés pour éviter les usurpations. Au-delà des produits alimentaires et boissons, il couvre aussi les animaux de race et les pratiques agroécologiques.

Point notable, des formations d’une journée sont organisées par les représentants des filières pour une (faible) partie des jurés amateurs. Ces formations mêlent découverte des terroirs, typicité des produits et agronomie. De quoi affuter ses sens pour être prêt le jour ‘J’.

Pourquoi je vous parle de tout cela ? Car je suis jurée au CGA.

Au-delà de la dégustation, c’est une immersion concrète dans ce qui fait la force des Indications Géographiques : la rigueur, la constance, et surtout la capacité à transformer un produit en véritable actif économique. L’accompagnement des groupements de producteurs, des organisations d’IG (AOP, IGP) et des institutions vise à structurer, valoriser et positionner leurs produits sur des marchés exigeants : stratégie de différenciation, montée en gamme, accès aux marchés, développement de l’offre et renforcement des dynamiques collectives.

L’objectif est de faire des IG non seulement des signes de qualité, mais de véritables leviers de compétitivité et de création de valeur. C’est précisément ce qui me passionne — et ce que je construis aux côtés des filières. Et ce fut ma motivation à rejoindre la communité mondiale d’oriGIn, qui fait de ce point une priorité d’action.

Plus d’information sur le concours : ici

AKA ZEBRA est un cabinet de conseil spécialisé dans la stratégie de développement des filières et dans la mise en marché des produits agroalimentaires et naturels. Plus d’informations : ici

Rejoindre oriGIn - l'Alliance mondiale des Indications Géographiques (IG)

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